Université du Temps Libre d’Aquitaine - Pau - UTLA-Pau - 64
Accueil du site > Conférences > Archives 2014-2015 ▶ > Bilan et avenir du droit d’ingérence

Conférence

Bilan et avenir du droit d’ingérence

Par Philippe Moreau-Defarges - Chercheur à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI)

vendredi 20 mars 2015

17h30

Campus universitaire - UFR Droit, Economie, Gestion

Amphi 600

Dans les années 1990, tandis que prend fin le face-à-face Est-Ouest, le droit d’ingérence s’impose comme l’instrument privilégié de promotion d’un nouvel ordre planétaire.
L’extérieur acquiert le devoir et le droit d’intervenir à l’intérieur de tout État pour y combattre toute atteinte grave aux droits de la population, avec, pour but ultime, l’instauration de la démocratie. Ce droit d’ingérence soulève d’innombrables difficultés : qu’est-ce que « l’extérieur » ?
Existe-t-il une communauté trans-étatique, une communauté internationale ? Quelles situations autorisent l’exercice du droit d’ingérence ? À qui revient-il de le mettre en œuvre ?...
Un quart de siècle plus tard, les ratages s’accumulent, de l’Irak à la Somalie, de l’Afghanistan au Sahel. Et pourtant le droit d’ingérence porte une transformation fondamentale du système international : la souveraineté étatique ne confère plus au pouvoir politique la capacité absolue de faire ce qu’il veut sur son territoire ; si l’État dit souverain n’assume pas convenablement ses responsabilités, « l’extérieur » est habilité à faire le nécessaire pour ramener l’État dans le droit chemin.
Les tensions, les affrontements dynamiques entre souveraineté étatique et formation d’une authentique société interétatique mondiale ne font que s’amorcer, accouchant de dispositifs institutionnels d’ingérence (ainsi mécanismes de gestion économique, de protection des droits de l’homme).

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contact | Plan du site |
© Université du Temps Libre d'Aquitaine - Pau • Agrément Jeunesse et Éducation Populaire n°64.07.07
Le présent site est hébergé par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.