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Conférence

Des archéologues au pays des manchots Le patrimoine historique des TAAF (Terres australes et Antarctiques françaises)

Par Jean-François Le Mouël Ancien directeur de la MIAFAR (Mission archéologique française en Arctique – CNRS et ministère des Affaires étrangères)

Vendredi 17 avril

17h30

Campus universitaire UFR Droit, Économie, Gestion

Amphi 600

A la suite de la découverte de la première peinture de la préhistoire des Inuit (eskimos) dans l’Arctique canadien - découverte qui après une communication à l’Académie des Sciences fut relayée en quelques heures dans le monde entier, Jean-François Le Mouël, alors directeur de la MIAFAR (Mission Archéologique Française de l’Arctique du CNRS/Affaires étrangères) fut appelé, fortuitement à un grand écart polaire…

Averti de cette découverte, l’Administrateur supérieur des TAAF – Terres Australes et Antarctiques Françaises – lui posa ainsi la question : « Et si nous avions également un patrimoine historique dans les TAAF, seriez-vous prêt à aller le découvrir ? Faites-moi un rapport ! »

D’un pôle à l’autre, le grand écart de l’Arctique à l’Antarctique fut accepté, et c’est ainsi que naquit, certes par étapes successives, le Service du Patrimoine historique des TAAF. Avec d’autant plus d’ardeur que nous étions en territoire français et que la France, pourtant reconnue pour son intérêt et son savoir-faire archéologiques, avait jusqu’alors totalement ignoré son domaine polaire !
Cependant, rien n’aurait pu être mené à bien si l’équipe des archéologues n’avait antérieurement mis au point - précisément dans l’Arctique - des méthodes de fouilles fines adaptées aux climats les plus extrêmes. Elle put profiter de la montée en puissance des ordinateurs qui facilitèrent des mises en mémoire de plus en plus volumineuses et des logiciels de traitement de mieux en mieux adaptés aux contraintes de leur traitement in situ.
Dans des paysages uniques des îles Kerguelen, Crozet, St Paul et Amsterdam, de la Terre Adélie, le conférencier révèlera les vestiges laissés dès le XVIIIè par les découvreurs de cette France australe, par les baleiniers qui leur succédèrent et par les missions scientifiques. La France dut plusieurs fois réitérer les prises de possession de « ses » îles qui connurent enfin, au début du XXè les utopies de Havrais qui voulurent y reprendre la chasse à la baleine, et initier l’élevage du mouton et la mirifique pêche aux langoustes de l’île St Paul.

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